Il y a des moments en musique qui ne se rejouent pas.
En janvier, nous étions en résidence artistique au Théâtre Lino Ventura à Nice, pour une session live avec mon trio. Moi à la harpe jazz et au chant, Nicolas Luchi à la basse et au mix, Cédric Le Donne à la batterie – trois musiciens, trois parcours.
Je me souviens de la scène, de la lumière… et de ce froid. À Nice, c’était inhabituel. Il ne quittait pas la salle. Et quand on a lancé la première prise, je ne sentais plus mes doigts. Littéralement. Cédric riait. Nicolas essayait de rester solide. On faisait avec.
C’est ça aussi, une session live. Avant la musique, il y a le réel.
Les micros qui ne répondent pas tous. Les caméras à coordonner. La prise qu’on lance « pour rien » , juste pour vérifier que le son passe, que l’enregistrement tourne, que tout tient. Ce moment suspendu avant d’appuyer sur rec. Pour de vrai.
Le premier jour, on a cherché.
Les sonorités, les formes, l’équilibre. Rien n’était figé. Il y avait de la recherche, de la rigolade aussi. Et petit à petit, quelque chose s’est trouvé.
Le deuxième jour, tout était là.
On a enregistré, pas un seul morceau, mais quatre. Dont Rachenitza : un rythme bulgare en 7/8, ancré dans le corps, qui se transforme au contact de nos trois parcours. Jazz, blues, improvisation. La harpe jazz qui chante, qui danse, qui répond à la basse et à la batterie.
La version live est plus brute. Plus spontanée. On n’est pas revenus en arrière.
On est fiers de cette première étape.
Pas parce que tout était parfait. Mais parce qu’on s’est lancés – les doigts gelés, les rigolades, les moments de recherche compris. Et on a bien fait.
Et c’est là que la musique prend vie.
Le Milevska Trio est disponible pour concerts et festivals: info@rossitzamilevska.com
Merci à Nicolas Luchi pour le mix, le mastering et l’attention qu’il y a mise.
Merci à Sébastien Nash pour la captation vidéo.
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